TOUTES LES îles et l’océan

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Editeur : Mercure de France

La remontée du fleuve s’est poursuivie lentement. Adèle sy est accommodée. Mieux, elle a intégré cette lenteur et sy est abandonnée. Elle avait le sentiment dêtre dans un tableau, une image arrêtée ou suspendue. Elle sentait quelle devait senfoncer toujours plus profondément dans le pays, sa nature, sa vie pour percer son propre mystère : sa rencontre avec Sainto, sa passion pour un homme qui en avait une autre, lAfrique ou la révolution, elle ne savait pas, un homme qui avait glissé de ses doigts aussitôt connu.

Années 1960. Adèle a vingt-cinq ans quand elle part en Afrique à la recherche de Sainto. Avec cet inconnu, elle a passé à Paris trois jours et trois nuits passionnés dans une chambre d’hôtel, avant qu’il disparaisse. Enceinte, elle entend bien retrouver le père de son enfant à naître. Quelques indices la conduiront vers le Congo, pays à feu et à sang. Sa quête commence par la lente remontée du fleuve Congo…

De Paris à Kisangani, de Bruxelles à Londres, d’un continent à l’autre, Jean-Pierre Orban nous emporte avec lui dans une odyssée poignante, où il est question de recherche des origines, de transmission et d’une amitié singulière.

 

Vidéo de la Librairie Mollat

 

Montage Marc Page (Willy Lefèvre)

 

Entretien avec Pierre Maury, Le Soir, Bruxelles, 10/03/2018 :

 

Coup de coeur du Carnet et les Instants, critique de Joseph Duhamel:

Lire l’article: « Noir et Blanc »

 

Toutes les îles et l’océan à « Un livre un jour » (Fr3):

https://www.france.tv/france-3/un-livre-un-jour/452441-toutes-les-iles-et-l-ocean-de-jean-pierre-orban-mercure-de-france.html

Critique de Boniface Mongo-Mboussa dans Le Point – Afrique (16/4/2018)

« Du point de vue littéraire, Toutes les îles et l’océan s’inscrit dans une tradition (Gide, Graham Greene, Moravia, V. S. Naipaul, Mario Vargas Llosa) qui revisite le célèbre roman de Conrad. Mais Toutes les îles et l’océan se distingue en ceci : c’est le premier roman dans lequel la remontée du fleuve s’opère par un personnage féminin. »

Pour lire l’article, cliquez ici

 

Entretien sur « Vous m’en direz des nouvelles » (J.-F. Cadet) RFI 17/4/2018

« Une longue traversée qui emmène le lecteur de Paris à Bruxelles et Londres, en passant par un chemin inattendu, le fleuve Congo aux côtés des fantômes de Stanley et Joseph Conrad. »

Pour écouter l’émission, cliquez ici

 

Entretien avec David Courier sur BX1 (Bruxelles) 25 avril 

https://bx1.be/emission/lcr-jean-pierre-orban/

https://www.facebook.com/BX1officiel/videos/951973478301296/

 

Critique d’Antonio Moyano dans Points critiques :

 

« Une symphonie à la dérive »: la lecture de Khalid Lyamlahy dans Nonfiction:

https://www.nonfiction.fr/article-9388-une-symphonie-a-la-derive.htm

 

« Le voyage en Afrique, ou quand la fin est un commencement », Lecture de Daniel Delas dans Carnets de littératures africaines, 20/4/2018

https://apela.hypotheses.org/date/2018/04/20

https://apela.hypotheses.org/1889

« Tout le roman est porté par une écriture chatoyante, parfois simplement réaliste, parfois multilingue, parfois (rarement) lyrique. Ecriture qu’on caractériserait bien en lui appliquant un adjectif comme chaleureuse parce qu’elle ne cherche pas à en mettre plein la vue, parce qu’elle laisse du temps entre les mots usant d’une ponctuation expressive qui rythme pleinement temps forts et temps faibles, attentive à ne pas harasser le lecteur. Une belle réussite. »

 

Lecture de Mikaël Hirsch (auteur) 15/4/2018

« À l’image de l’adolescente qui pisse sur la colonne du Congrès à Bruxelles et dont le jet d’urine se ramifie puis se mêle aux égouts pour finir à la mer avec l’ampleur du fleuve Congo, ce livre est un crescendo liquide, dont les débuts timides et faussement maladroits ne laissent pas présager une progression inexorable. En 1964, Adèle, partie à la recherche de son amant mythologique, remonte le cours du fleuve et, ce faisant, se trompe de sens. Les Simbas, dont le nom swahili signifie « lions » se rebellent alors contre le néocolonialisme et affrontent les parachutistes aux couleurs du Lion Belgique, ou Leo Belgicus. En bruit de fond, Bob Marley, quant à lui, souhaite devenir fort comme « un lion de Sion ». Tous sont pourtant faibles et recherchent une terre promise qui n’existe pas et n’a d’ailleurs été promise par personne. Ce n’est qu’au tiers du roman que la parataxe et la répétition qui caractérisent le personnage d’Adèle prennent véritablement tout leur sens, lorsque celle-ci, plus douée pour la musique que pour le discours sombre littéralement dans l’aphasie. Son fils Raphaël, fruit d’un malentendu initial et balloté entre la France et la Belgique, cette dernière et le Congo, hanté par la figure d’un père qui prend des allures de l’explorateur Stanley, n’est pas uniquement un bâtard au sens filial du terme, mais aussi un corniaud du genre canin, né au coin des rues. Contrairement à sa mère, Raphaël est porteur d’un discours, même si celui-ci mettra longtemps à éclore, sous l’influence de son ami et maître Desmond. Avec lui, le récit s’épanouit tel le cours d’eau sur lequel il calque sa forme, se révèle, prend une ampleur et une richesse qui forcent l’admiration. Le style, à l’avenant, se transforme, rebondit, fonce à toute allure vers le large. Si le lecteur, ayant le malheur d’être aussi un auteur, aborde sa source avec une certaine arrogance, c’est avec une grande humilité qu’il termine sa lecture devant tant d’ouvrage, car dans ce livre, tout, absolument tout jusqu’au moindre détail, fait sens, comme dans un puzzle dont toutes les pièces finissent pas s’emboîter parfaitement. Tout y fait sens alors que la vie bien évidemment n’en a pas et n’est-ce pas ce que l’on attend d’une véritable œuvre d’art ? « Être, qu’était-ce ? Ce n’était pas rien, on en souffrait. Ce n’était pas quelque chose, on ne le saisissait pas. C’était entre les deux » p171. »

Catégorie
ECRITURES, roman